Romans-sur-Isère

réenchanter la nature du cœur de ville

La place Jean Jaurès se transforme en promenade-jardin

Sur presque 3 hectares, la promenade-jardin Jean-Jaurès, s’articule dans la longueur en un gradient de différents espaces végétalisés et minéralisés, qui enrichissent le cœur du centre-ville suivant cinq séquences :
– Les jardins des Monts du matin
– Le couvert
– Le tapis vert
– Le Bosquet du théâtre d’eau
– «Le découvert», l’esplanade des possibles

Les espaces ouverts et fermés, minéralisés et végétalisés se succèdent, créant à l’intérieur de la promenade-jardin, un espace très diversifié, tout en conservant l’unité conceptuelle du projet.
En venant de la rue Jacquemart, un vaste plateau piétonnier ouvre les portes de la séquence des jardins des Monts du matin : une sinueuse allée centrale se ramifie entre les quatre chambres végétales du jardin, créant une succession d’îlots de végétaux qui protègent les espaces de repos entre une végétation de vivaces et de graminées. Les couleurs, la diversité de la végétation et les senteurs clôturent l’espace, le rendant intime et accueillant à l’ombre des platanes existants.

La composition de la séquence des jardins introduit la forte perspective du couvert, vaste espace minéral bordé d’îles végétales arbustives qui enserrent la halle, élément architectural qui s’inscrit dans le dessin général du tapis vert. La géométrie du couvert et du tapis vert se conjuguent pour augmenter le jeu des perspectives, renforcé par l’alignement des platanes existants et par les nouvelles plantations qui, disposées plus librement sur les côtés du tapis vert, contrastent avec l’espace central libre.

La variété des espaces minéralisés est garantie par le jeu de composition de la strate végétale, arborée ou arbustive qui, selon la densité, favorise la diversité et la perception de l’échelle de l’espace public, tantôt intimiste, tantôt majestueuse.
La composition géométrique de la promenade-jardin est renforcée par un second vaste tapis vert qui prolonge le jeu de perspectives avec le bosquet du théâtre d’eau : un véritable bosquet dense posé sur un doux modelé paysager. La rencontre entre le tapis vert et le bosquet crée un théâtre de verdure semi-circulaire entouré d’arbres et d’une riche strate arbustive, qui s’ouvre vers la fontaine circulaire monumentale.

L’espace est à la fois vaste, ouvert et libre tout en restant intime et protégé par la végétation.

Maîtrise d’œuvre
Agence APS mandataire
Chabal, Architecte
Arborescence, bet structure bois
Suez Consulting, bet vrd
Diluvial, fontainier
Transitec, bet déplacement
Les Eclairagistes associés, concepteur lumière


Maîtrise d’ouvrage
Ville de Romans-sur-Isère
Montant des travaux
7 M euros TTC – 28.000 m²
Date de réalisation
2023 – en cours

Le Péage-de-Roussillon

la place paul morand, une nouvelle place-jardin

Tirant profit de l’élancement de la place, la composition d’ensemble s’articule autour d’un vaste espace public tout en longueur, s’étirant de la rue Garilland jusqu’à la rue du Stade. La Place-Jardin Paul Morand s’organise en un gradient minéral/végétal selon un axe longitudinal avec :

Au nord-est, une grande place minérale support du marché et accueillant une pergola végétale qui apportera une ombre agréable lors des chaudes journées d’été.

Au sud-est, un espace public de plus en plus végétal composé d’un dallage enherbé débouchant sur une vaste pelouse (la plage verte) bordée de part et d’autre par des jardins colorés et parfumés.

Tel un fil conducteur guidant d’un bout à l’autre de la place, un axe monumental agrémenté de fontaines sèches prend place au centre de la place.

L’alignement de platanes existants est conservé et complété par la plantation de nouveaux platanes dans les espaces libres. De nombreux massifs d’arbustes à fleurs agrémentent la place et offrent un écrin végétal aux usagers des lieux.

Maîtrise d’œuvre
Agence APS mandataire
Aurving, bet vrd

Maîtrise d’ouvrage
Ville du Péage-de-Roussillon
Montant des travaux
15 M euros TTC – 28.000 m²
Date de réalisation
2021 – 2023

Annemasse

piétonisation et végétalisation du centre-ville

Développer le concept de Rue-Parc dans la ville

Nous proposons un continuum végétal de strates hautes et basses afin d’apporter une véritable ambiance de «Rue-Parc», réenchantant le «coeur-battant» d’Annemasse. Cette ambition affichée participe également à créer des îlots de fraicheur en cœur de ville.

Le concept de « rues-parc », rend compte des principaux enjeux et des ambitions suivantes et s’inscrit dans une réelle démarche de conception inventive contextualisée à la spécificité de chaque sous-espace :

– Rétablir une narration qui participe de recoudre les liens de la ville avec les valeurs du grand paysage et de son territoire

– Mettre à contribution et optimiser l’ensemble du patrimoine urbain disponible en fédérant et en articulant les parcs, squares, jardins publics, avec les espaces publics à vocation piétonne traités en « rue-parc ».

– Conforter le renouveau du cœur de ville, revaloriser l’image du centre-ville piéton et son dynamisme commercial, et réactiver le désir d’appropriation et de déambulation.

– Renouveler la « nature » des espaces publics urbains. Répondre aux aspirations des citadins et des attendus de la concertation de nature en ville, de biodiversité, d’îlot de fraicheur, d’espaces confortables et sécurisés, facilitant tout à la fois l’accessibilité aisée aux commerces.

Maîtrise d’œuvre
Agence APS mandataire
Tecta, bet vrd
Transitec, bet mobilité
Tribu, bet environnement
Les Eclaireurs, concepteur lumière
AID, statégie commerciale

Maîtrise d’ouvrage
Ville d’Annemasse
Montant des travaux
9,3 M euros TTC – 19.000 m²
Date de réalisation
2023- en cours

Hyères-les-Palmiers

requalification du site du port de la tour fondue

un Site Classé du Parc National de Port-Cros et Natura 2000

L’ensemble du site terrestre et marin fait partie des sites Natura 2000 « Rade d’Hyères » au titre de la directive « Habitats » (habitats marins recensés aux abords du port et autour de la digue et dans la baie portuaire, une station à murin à oreilles échancrées…) et Natura 2000 « Îles d’Hyères » au titre de la directive « Oiseaux ».

Dans notre approche contextuelle du Site Natura 2000, la stratégie d’implantation a été conditionnée et affinée au plus juste par la prise en compte de trois enjeux majeurs du projet :
• Préserver et restituer les qualités relationnelles physiques, géographiques et visuelles originelle entre l’arc tendu de la plage et le cordon rocheux de l’isthme.
• Ménager an nord du bâtiment un espace d’accueil « réceptacle » du public, confortable et ombragé sous le couvert d’une pergola/ombrière, offrant une qualité d’espace public de « Grand Site » valorisante, dans une situation favorable ouverte sur le site, à la fois interface entre hameau et quai du port, et entre la plage et l’isthme.
• Optimiser la fonctionnalité, les flux, la qualité d’usages et de confort qui unissent l’attractivité spatiale du bâtiment et la fréquentation touristique importante du port et l’accès aux quais.

Un gros travail de reconstitution morphologique du faciès rocheux de l’isthme puis sa renaturation a permis au Port de la Tour Fondue de recevoir une nouvelle certification : « Port Propre Actif en Biodiversité ».

Une reconquête par la végétation naturelle réussie grâce au travail réalisé : analyse fine du site, collecte des graines locales, mise en culture, semis et plantation sur place, mise en défens du cheminement piéton…

La gare maritime a reçu le Prix régional de la construction Bois 2023.

Maîtrise d’œuvre
Agence APS
Duchier Pietra architectes
Ingerop, BET Conseil et ingénierie

Maîtrise d’ouvrage
Port Toulon Provence
Montant des travaux
4,2 M euros TTC – 5.500 m²
Date de réalisation
2019 – 2022

Saint-Étienne

cheminement modes doux, la « voie verte »

sur l’emprise de la première ligne ferroviaire de France

Le projet de la « voie verte » s’inscrit dans le grand parc urbain du projet de ville et de vie pour la Plaine Achille.
Elle représente à la fois un des fragments du vaste itinéraire de la voie des confluences, et aussi un véritable projet d’espace public linéaire parcourant un morceau de territoire Stéphanois.
Les enjeux sont plus vastes qu’ils n’y paraissent, et dépassent le cadre d’une voie verte dont la fonctionnalité se résumerait à favoriser les modes doux.

En effet, ce projet se révèle comme le moyen de fédérer sur tout son linéaire, telle une agrafe urbaine, les éléments composant le paysage traversé (équipements, voies, placettes, petits espaces « en friche » ouverts, traversée de rue …) créant un rapport et une relation tant physique que sensible entre eux.

De par sa nature, cette voie peut avoir un rôle intégrateur : intégration des espaces connexes, intégration de ce paysage fertile en possibilités constitué aussi par la voie ferrée, patrimoine historique.
Elle s’intègre dans ce projet d’armature végétale et publique de la Plaine.
Elle en caractérise la dimension publique et fédératrice à l’échelle de la Plaine, et se retrouve en tant que composante du grand campus urbain imaginé.

L’EPA de Saint-Etienne et la Ville de Saint-Etienne sont les maîtres d’ouvrage de l’aménagement d’une voie verte destinée aux modes doux, entre la rue de la Talaudière et le stade Geoffroy Guichard, sur l’emprise de la première ligne ferroviaire de France (environ 2,5km). Cet aménagement conforte un réseau de cheminement doux entre Méons, le parc François Mitterrand, le Technopôle et le stade Geoffroy Guichard. La Voie Verte Est est également un lieu de promenade familiale ou sportive pour tous les usagers du quartier, mais aussi un lieu de préservation de la biodiversité.

https://www.lessor42.fr/saint-etienne-obtient-une-distinction-de-l-onu-24302.html

Maîtrise d’œuvre
Agence APS mandataire
Sitétudes, BET VRD

Maîtrise d’ouvrage
EPA de Saint-Etienne
Montant des travaux
2,2 M euros TTC – 2 Ha
Date de réalisation
2018 – 2020

Marseille

réaménagement de la plus grande place de marseille

la reconquête des espaces publics par les piétons

Le projet propose une situation renouvelée du dispositif de mobilité sur la place en lien avec son contexte urbain environnant. Il opte tout d’abord pour l’abandon de la circulation en anneau au profit d’une accessibilité ponctuelle en « pétale », utile à la desserte locale et à ses riverains. Il adopte également un nouvel axe nord/sud de circulation, pratiquement implanté dans l’alignement de la rue Saint-Savournin. La nouvelle voie nord/sud est mise en discrétion sous le couvert des arbres, entre le mail ouest des deux alignements de tilleuls existants, appelée « grande Rambla » et un nouvel alignement de féviers (gleditsia triacanthos ‘Skyline’) qui renforce l’épaisseur du mail.

Une nouvelle unité de lieu retrouvée pour la place

Cette stratégie offre une réactivation du potentiel de mise en scène et d’appropriation de la place dans une configuration apaisée et sécurisée. La figure fermée du cadre arboré de la place est « décadenassée » pour s’ouvrir à ses extrémités nord et sud.

La biodiversité réinstallée en ville

Avec la plantation diversifiée de 108 arbres de 21 nouvelles essences et 6500 arbustes, vivaces et graminées, la place conforte son ambiance végétale méditerranéenne et favorise la biodiversité en centre-ville.

Maîtrise d’oeuvre
Agence APS mandataire
Sitétudes, BET VRD
Duchier + Pietra Architectes : architectes des kiosques
Lamoureux Ricciotti, BET ingénierie et structure
Adret, BET qualité environnementale
Horizon Conseil, BET déplacement et mobilité
JML Consultant, BET fontainerie
Les éclaireurs, concepteurs lumière
CEC, économiste

Maîtrise d’ouvrage
SOLEAM
Montant des travaux
15 M euros TTC – 28.000 m²
Date de réalisation
2017 – 2021

Antibes

réalisation de l’esplanade du pré aux pêcheurs

 

offrir un lieu de rencontre et de détente de grande qualité

Le projet s’attache à redonner aux piétons et aux déplacements doux (cycles, bus,…), une place plus adaptée à la situation stratégique du site : espace de rencontre entre la Vieille ville et le Port de plaisance.

Le dessin de l’aménagement dans son ensemble invite à une réduction de la vitesse des véhicules à l’approche de la Vieille ville et à une réduction du trafic automobile. Le long de l’avenue de Verdun, un large trottoir côté port est planté de tamaris : petits arbres qui supportent les embruns avec au pied un paillage de gros galets rappelant la présence de la mer.

La grande Esplanade du Pré aux pêcheurs retrouve son entité spatiale d’antan devant la Courtine. Vaste espace minéral, sa surface est calepinée par un jeu de lignes qui évoque les filets de pêche étendus autrefois à cet endroit. Ces lignes sont réalisées par des tubes carrés en inox enfouis dans l’épaisseur du béton de surface. Sur ce même sol est installé un maillage de clous en laiton cachant les anneaux d’ancrage pour les tentes des manifestations.

Les pins actuels sont habillés d’un grand ouvrage en bois d’ipé le long de l’avenue de Verdun. Dessiné en gradins côté esplanade et côté port, le deck en bois offre une vaste tribune pour des spectacles événementiels qui se joueront sur l’esplanade ou sur la promenade haute de la Courtine.

Maîtrise d’oeuvre
Agence APS mandataire
Egis France bet vrd
Atelier lumière éclairagiste

Maîtrise d’ouvrage
Ville d’Antibes
Montant des travaux
5.5 M euros TTC – 17.000 m²
Date de réalisation
2013 à 2014

Six-Fours-les-Plages

le parc de la méditerranée sur le cap nègre

Parc de la Méditerranée, tout est dit dans son nom

Le projet se doit d’être à la hauteur de la représentation des paysages méditerranéens. Favorablement, le site existant offre comme base de travail un environnement exceptionnel qui ne demande qu’à être souligné et magnifié.

Ce site remarquable accorde deux manières de l’aborder : une face Est côté ville propose un jardin public de bord de mer tandis que l’Ouest côté mer propose un parc naturel de littoral.

Ces deux approches divergentes seront respectées et distinct sur tous les thèmes : dessin, végétation, composition, équipement, appréhension du lieu… sans s’opposer et dans l’optique de se rassembler dans une même entité, le parc du Cap Nègre.

« Les jardins « méditerranéens » participent du mouvement général de redécouverte de la symétrie dans la composition paysagère […]. Il ne s’agit plus nécessairement d’une symétrie axée sur la maison et le paysage suivant la ligne de plus grande pente, mais sur une succession de perspectives cadrées, souvent latérales. […] Lorsque la pente s’accentue, le thème de l’escalier aux cent marches a tenté suffisamment d’architectes et de propriétaires pour qu’un homme politique parisien ait demandé s’il était vrai que, sur la Côte, « on se battait à coups d’escaliers. » Ernest Boursier-Mougenot et Michel Racine.

Maîtrise d’œuvre
Agence APS mandataire
Tecta, Fest Architecture
Constructo, Skatepark Architecture
L’Agence Lumière, concepteur lumière

Maîtrise d’ouvrage
Ville de Six-Fours-les-Plages
Date de réalisation
2020 – en cours